Le point sur les gelées de printemps

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  • 11 mai 2017

Le phénomène du gel printanier est loin d’être rare. En 2003, ce sont 80 % du vignoble qui avaient été affectés par le froid. Les gelées de cette année, sans atteindre ce niveau, sont provoqué des dégâts importants.

L’état des lieux dans les principales régions viticoles

  • Bourgogne (principale victime de cette gelée)

Le vignoble bourguignon est concerné du Nord au Sud : La vigne de Chablis a été touchée à 50%, la vigne de la côte d’or à 90%. Côtes de Nuits et Côtes de Beaune, en revanche, ont été quasi épargnées.

Cette situation est d’autant plus problématique que la région subit déjà les conséquences du gel depuis plusieurs années. Pour protéger leurs vignes, les viticulteurs ont eu recours à plusieurs méthodes : les éoliennes qui brassent l’air pour empêcher le froid, les chaufferettes et bougies ou encore les aspersions d’eau.

  • Val de Loire (deuxième région la plus touchée)

Les gelées ont touché toute la région, mais à des degrés divers, allant de 10 à 100 % selon les zones. Habitués des gelées, les viticulteurs ont eu recours aux méthodes habituelles : éoliennes et barils de pétrole en feu pour réchauffer la terre mais aussi hélicoptères, dont les pales aspirent l’air à quelques mètres du sol.

  • Champagne-Ardenne

On estime à environ 35 % les surfaces détruites. Les gelées ont fragilisé la floraison des fruitiers. Les méthodes utilisées par les viticulteurs : feux de paille et de lin mais aussi couverture anti-grêle.

  • Nouvelle Aquitaine

Le vignoble bordelais a été très touché : 60 à 70% de surfaces gelées et 100% sur certaines parcelles.

 

Quelles conséquences économiques ?

Les experts attendent le mois de juin pour chiffrer précisément les conséquences économiques et l’impact sur les prix. D’ores et déjà, pour le vignoble bordelais, on estime la perte à environ 350 millions de bouteilles  (1 à 2 milliards d’euros).

Pour certains vins, l’augmentation des prix pourra aller jusqu’à 40%. Un danger à long terme pour les « petits » producteurs qui, d’une part, doivent contracter des prêts pour pallier les conséquences de la gelée (achat d’éolienne, prêt d’hélicoptères, etc.) et, d’autre part, manquent d’une réputation suffisante pour justifier une hausse des prix.

A contrario, l’impact économique devrait être moindre pour les domaines dont la notoriété est forte : les consommateurs ont confiance et sont moins sensibles à l’augmentation des prix.

 

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